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mercredi 23 juillet 2014

Les tribulations d'un auteur débutant



Les tribulations d’un auteur débutant !

Vous avez la chance d’être créateur, vous accouchez d’une idée toutes les dix secondes et vous vous êtes lancé dans l’écriture. Bravo !
Je ne tiens pas à détailler ici les vicissitudes de l’écriture et leurs convois de doutes récurrents, mais la partie auto-édition et publication.

Heureux comme un poisson dans l’eau, trépignant d’impatience, vous décidez de publier votre roman, recueil de nouvelles ou poèmes. Sans chercher à attendre, en quelques clics, voici votre œuvre en vente sur la plateforme de votre choix. Fallait-il attendre avant de vous lancer corps et âme ? Je le crois aujourd’hui. Attendre quoi ? Tout simplement d’être certain que vous avez fourni le maximum, ainsi que le bon moment.
Votre maximum... relecture, autocorrection, cercle d’amis, pourquoi pas bêta-lecteurs. Bref que vous n’auriez pas pu faire mieux.
Le bon moment... penser à parler de votre œuvre avant sa sortie, créez une page auteur ou du livre sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter...), fréquentez les blogs, les pages de lecteurs et dévoilez la quatrième de couverture. La date ? Que pensez-vous d’une période de vacances, Pâques, fin d’année, vacances d’été ? Ce sont dans ces moments que les lecteurs sont le plus disponibles.

Trop tard, il est publié sur Amazon et l’on est le milieu de la semaine. Pas top !
Pas grave, vous avez écrit un truc de "Ouf" et ils vont "kiffer". Manque de bol, les premiers jours ressemblent à l’encéphalogramme plat d’une huitre mazoutée.
Vous ne vendez pas. Que faire ? Invitez votre entourage à lire et donc acheter votre œuvre. Comment ça, c’est de la triche ? Que croyez-vous ? Que cela ne se fait pas ? Que c’est illégal ? Bien sûr que non ! Si cela peut permettre à votre écrit de sortir de l’ombre pourquoi pas. Et s’ils aiment, demandez-leur de laisser un commentaire, une note, une critique. Certes, vous penserez que les commentaires de ces personnes ne sont pas dignes de foi et à votre avantage, car ils vous connaissent. C’est possible ! Et vous avez raison, prenez ces commentaires comme un tremplin, une invitation à lire pour les autres lecteurs.
Malgré quelques lecteurs de votre entourage social et quelques ventes, votre livre stagne. Trois possibilités:
- Il est trop cher : vous êtes un auteur inconnu, mettez toutes les chances de votre côté pour être lu, baissez le prix, ou même offrez-le en mode "gratuit" pendant quelques jours.
- Vous êtes simplement trop pressé. Oui, l’auteur est un grand malade. Il a passé des heures et des heures à remplir des pages blanches, à raturer, effacer, écrire à nouveau, gommer, modifier, triturer. Preuve s’il en est qu’il est d’une grande patience. Mais quand il faut attendre après les ventes et les retours lecteurs, là plus personne ! Sachez que les retours lecteurs sont de l’ordre de 0,5% à 1 % de vos ventes. Oui c’est peu, mais c’est une statistique fiable. En fait ne pas avoir de commentaire est plutôt bon signe. En règle générale, les gens (ici lecteurs) ont tendance à prendre la plume lorsqu’ils sont mécontents. Il faut donc prendre l’absence de retour comme plutôt un bon signe. Du moins dans les premiers temps, car s’annonce à vous l’éventualité du commentaire qui tue. Je vous renvoie à lire un article intéressant vous n’aimez pas un livre, alors mettez-y la forme pour le dire ! .
- La dernière raison qui me vient à l’esprit est le paquet cadeau, l’emballage ! Votre histoire, recueil, roman, est peut-être formidable, mais, votre présentation ? Votre titre attire-t-il l’attention ? La couverture est-elle attirante et professionnelle ? Votre quatrième de couverture donne-t-elle envie de lire votre œuvre ? Besoin d’un coup de main, d’une idée: Kouvertures de David Forrest.

D’autres éléments peuvent vous rendre service, comme de créer une page auteur, de fréquenter les pages Facebook qui parleront de votre livre. En voici quelques-unes:
https://www.facebook.com/groups/promouvoir.son.livre/
https://www.facebook.com/groups/220317678059754/
https://www.facebook.com/groups/126220044181197/





mardi 15 avril 2014

Votre couverture au K par K


Couvertures au K par K par Kouvertures.com

          Votre roman est terminé, votre envie de publication est à son maximum. Vous avez fait le choix de publier sur une plateforme internet quelle qu’elle soit et vous avez raison.


Mais avez-vous pensé à votre couverture de livre ? Certes, les écrivains sont sensés être des personnes à l’imagination prolifique, mais est-ce suffisant pour faire sa propre couverture ?

Je ne pense pas. Et c’est ici que quelqu’un comme David D Forrest intervient. Il a lancé il y a peu son site de création de couvertures,  http://kouvertures.com/, veinard parmi les veinards : j’ai pu profiter de son offre de lancement pour travailler avec lui.

          Tout d’abord, j’avais moi-même créé ma couverture. Chose pas très aisée, car il faut déjà trouver un concept. Ensuite il faut le formater pour qu’il corresponde aux minimums requis ; taille, visibilité, droits d’auteur, doublons. La première ne me satisfaisant pas, j’étais passé par la plateforme d’Amazon, mais le choix des photographies est limité. Finalement je m’étais arrêté sur un choix qui pouvait correspondre, mais sans réellement me satisfaire.

Le contact avec David, dès le départ,  m’a fait comprendre que j’avais affaire à quelqu’un de professionnel. Il m’a demandé de définir mon livre en six mots que je jugeais les plus évocateurs du roman ; sentiment, lieu, émotion, objet, peu importait tant qu’ils représentaient l’idée que je m’en faisais. Rapidement après quelques échanges de mail, il m’a fait trois propositions :

La première proposition consistait en un message fort, en noir et blanc. Cela évoquait  les camps militaires, la prison, la difficulté, l’enfermement. Image choc, qui ne laissait pas indifférente.

Le concept accrocheur me plaisait bien, mais un peu trop porteur du côté camp de concentration. Je craignais que le message soit trop fort.
La seconde, totalement différente, mais tout aussi évocatrice prouve bien le travail de recherche de David. Elle charriait de nombreux messages qui correspondaient très bien au roman. La difficulté, le cheminement, la route, le renouveau, l’espoir d’un meilleur. Elle correspondait bien au roman également.











La Troisième couverture, comme vous pouvez le constater, d’un concept une nouvelle fois différent, était également évocatrice. Plus portée sur le mystère ou le mysticisme elle attirait l’œil en mixant plusieurs points importants.
Ce modèle est la version finale et celui que j’ai adopté.
Mais avant d’en arriver à ce stade, David et moi, avons pas mal discuté sur certains détails qui me paraissaient gênants.
Une nouvelle fois le professionnalisme de Kouvertures.com est intervenu.
Chaque détail est motivé par une explication cohérente, structurée. J’ai donc au final, suivi les recommandations fort à propos de David et je ne le regrette pas.



Je vous invite à faire un passage sur son site, vous y trouverez de nombreux exemples. Les détails sur les tarifs, plus que raisonnables. David D Forrest vous réservera, j’en suis sure un accueil chaleureux. Echanger, réfléchir, comparer et converser avec lui fut un vrai plaisir.


        


Wendall Utroi  







 

mercredi 19 mars 2014

Machin partie 2


La cavale

Sans frissonner, je traverse le tunnel, je n’aurai plus jamais peur du noir, je le sais maintenant. Dans une heure ou deux, le mari va s’inquiéter, il m’a vu et dira à la Police que j’ai poussé sa fille, puis disparu avec sa femme.
Ce soir, mes parents se décideront à alerter la Police pour signaler ma disparition. La lumière m’assaille, je m’étais habitué à la pénombre. Rapidement, je compte l’argent récupéré dans le sac, mille deux cents euros, pas mal. Cela me permettra de parer au plus urgent.
Mon cerveau est en ébullition, il faut que je réagisse vite et que je dresse un plan. J’ai annoncé que je me réfugierai chez ma tante à Orléans, je n’ai pas de famille là-bas. D’ailleurs je n’ai pas de famille. Disons qu’à partir d’aujourd’hui, je n’en ai plus.
Je marche en direction de la gare, autant m’y rendre. J’accélère le pas. Hors de question de traîner dans cette ville, il faut que je trouve un endroit plus grand pour passer incognito, ici on aura vite fait de me reconnaître et de me retrouver.
Une idée émerge doucement. Je me dirige au guichet de la gare.
            — Bonjour, je veux un billet pour Orléans. Volontairement, j’évite d’être poli. La femme se trouvant derrière l’hygiaphone lève la tête. Hésite un instant, me dévisage et m’interroge :
            — Ta mère ne t’a jamais appris la politesse ?
            — J’ai pas de mère, je suis orphelin, et je veux un billet pour Orléans. Je dévisage cette dame d’une cinquantaine d’années. Étrangement, je n’éprouve pas de crainte ou de peur.  Je sais ce que je fais, un peu comme si je ne pouvais rien changer. Étonnée, elle reprend :
            — Tu as de l’argent au moins ? Et où sont tes parents ?
Je sors volontairement, une partie de la liasse de billets :
            — Alors combien c’est ? Je viens de vous dire je suis orphelin.
Elle semble décontenancée devant mon manque total d’éducation et ma détermination.
            — C’est dix-sept euros, le départ est dans vingt minutes quai deux.
Je paye. Me rendant la monnaie tout en glissant le billet, je la fixe et lui lance effrontément :
            — Tu vois quand tu veux. Sans me retourner, je me dirige vers les quais et poinçonne le ticket.
L’endroit est en plein courant d’air. Quelques personnes patientent à ma droite. J’ai encore un bon quart d’heure devant moi, je retourne dans le hall. À cette heure peu de monde, la plupart des travailleurs sont déjà partis. Une petite boutique élit domicile dans la gare. Quelques journaux, des gadgets, boissons et sandwiches y sont en vente. Le bon moment pour acheter quelque chose à grignoter et parfaire mon plan.
Je me dirige vers le comptoir vitré :
            — Un sandwich jambon et une bière !
Un vieil homme se retourne et me jauge :
            — Dis donc toi, on ne t’a jamais appris à dire bonjour et s’il vous plait ! Quelle jeunesse !
            — Si, mais ça sert à rien ! Vous voulez me les vendre ou pas ? Sinon pas de problème je vais en face de la gare, il y a une boulangerie !
L’homme se saisit d’un pain et l’enfourne dans un sac en papier tout en se parlant à lui-même :
            — Incroyable, je n’ai jamais vu ça ! Il est temps que je prenne ma retraite, je te le dis. Il saisit une canette de bière, puis se ravise et la repose :
            — Pour la bière, tu es trop jeune, reviens dans cinq ans !
Je saisis l’occasion au rebond :
            — Dis grand-père ! Tu as quel âge ? Cinquante, cinquante-cinq ! Tu es trop jeune pour mourir tu ne penses pas ? Pourtant ça pourrait t’arriver ! Laisse-moi boire ma bière. En plus je te donnerai un pourboire.
L’homme me toise par-dessus ses lunettes. Il hésite, reprend la bouteille et la place dans le paquet.
            — Après tout ! Cela fait six euros, dit-il en grimaçant.
Incroyable, de nouveau l’agressivité que je déploie fonctionne. Je paye, et retourne sur le quai. Après un court instant, le chef de gare se présente, signe que le train arrive en gare.
Je me positionne à quelques mètres de lui, il ne prête pas attention à moi. La locomotive s’approche à petite vitesse. Volontairement je m’approche du bord du quai, encore et encore, pour ne plus être qu’à quelques centimètres de la voie. Ce que j’espérais se produit,  le contrôleur me saisit par le bras et me tire brusquement en arrière :
            — Tu n’es pas fou ! Tu as envie de finir sous les roues ? Tiens-toi tranquille en retrait et attends que les portes s’ouvrent.
Je ne réponds pas, et me place à bonne distance. Parfait, il garde un œil sur moi. Les portes s’ouvrent, je ne bouge pas. L’homme au képi se tourne vers moi et m’invite d’un geste à grimper les marches. Je sors mon billet et lui tends :
            — Non pas besoin, quelqu’un le vérifiera certainement dans le wagon, allez grimpe !
J’obéis et reste dans le sas du wagon. Je patiente quelques secondes et passe la tête à l’extérieur. Il s’est déplacé de quelques mètres et discute maintenant avec un couple. J’en profite pour rapidement redescendre. Il est dos à moi, c’est parfait. Je cours le long du quai jusqu’à dépasser la locomotive. Un rapide dernier coup d’œil , il ne s’est pas retourné. Je coupe la voie, sans même vérifier et traverse les deux voies. Rapidement je grimpe sur le parapet. Plusieurs personnes attendent, une femme me regarde avec une moue réprobatrice, mais ne me fait pas de remarque. Je reprends un pas normal et me place derrière un tableau d’affichage. Je n’ai plus qu’à attendre le premier train et à m’y engouffrer. Je ne connais pas la destination, mais peu importe.
Tout s’est déroulé comme je l’espérais ; la guichetière se souviendra de moi, le marchand de l’échoppe et le chef de gare également. Si personne ne note ma présence dans le train qui pointe le bout de son nez, j’aurais brouillé les pistes. On me cherchera sur Orléans et cela me laissera un peu de temps pour aviser.
Je décide de suivre un couple avec un enfant alors qu’ils montent dans un wagon. Ils sont d’âges respectables et je peux facilement passer pour leur fils. Je me place assez loin pour ne pas les gêner, mais assez près pour que l’on puisse imaginer que je suis avec eux. Ils s’installent tous les trois à une table dont les sièges sont en vis-à-vis. Je m’approche :
            — Excusez-moi ! Cela vous dérange si je m’assois avec vous ? Ma mère m’a dit de rester avec un groupe jusqu’à ce que mon oncle me récupère à la gare.
L’homme regarde son épouse, comme attendant un signe de sa part, devant l’absence de réaction il me demande :
            — Tu es tout seul ?
            — Oui, mais ce n’est pas la première fois. Un coup de sifflet retentit, les portes du train se ferment.
            — Nous allons jusque Lille, ensuite tu seras seul, précise-t-il en me montrant le siège face à son fils. Le train tressaille et se met en mouvement. Alors que je suis sensé, m’assoir, je me rue vers le sas en criant :
            — Maman, le billet ! Oh non ! Maman ! Je colle mon visage contre la vitre de la porte. Je reste ainsi sans bouger un instant, attendant une quelconque réaction de leur part, qui ne vient pas. Mon plan ne fonctionne qu’à moitié. Il faut que je devienne plus persuasif. Doucement, dans un rythme cadencé, je frappe la porte de métal avec le pied. Dix fois, vingt fois. Toujours aucune réaction, je garde le front collé sur le verre froid. J’amplifie les coups afin que le son résonne un peu plus. Avec la même cadence, j’annonce :
            — Maman ! BAM !
            — Maman ! BAM !
— Maman ! BAM !
— Maman ! BAM !
Une main se pose enfin sur mon épaule.
       Arrête, ce n’est pas si grave, nous expliquerons au contrôleur que ta maman a oublié de te donner le billet. Allez, viens t’assoir avec nous ! La voix douce de cette femme me réjouit. Elle vient à son tour de tomber dans le piège. Docilement, regardant mes chaussures je la suis, elle me tient la main.
Pendant de longues minutes, je reste assis tête basse. Le train me berce un peu, j’en profite pour mettre en place, mes idées. Je n’éprouve aucune crainte, mon avenir est tracé, j’en suis certain.
            — Billets, s’il vous plait !
Les problèmes s’annoncent, j’espère que mon stratagème aura servi à quelque chose. Avant même que je ne m’explique, c’est le couple qui intervient :
            — Voici nos billets, mais pour ce garçon, il y a un petit souci ! Les portes se sont fermées quand il s’est rendu compte que sa mère se trouvant sur le quai avait oublié de lui donner son ticket.
            — Ce jeune homme est avec vous ? Interroge l’homme en gris.
            — Non, il nous a demandé s’il pouvait se mettre avec nous, car il voyage seul.
Il se tourne vers moi :
            — Quelle est ta destination, petit ?
            — Je descends à Lille, mon oncle m’attend là-bas, ma mère doit se faire opérer de quelque chose de grave et pendant son séjour à l’hôpital je vais vivre avec lui.
La gêne s’installe de manière évidente chez cet homme, hésitant, il poursuit :
            — Ha ! Euh, as-tu une pièce d’identité à me présenter ? La dame intervient :
            — Vous n’allez pas le verbaliser tout de même ! Je peux payer si vous voulez quel est le prix du billet ? Je ne dis rien, baisse la tête et place les mains entre mes cuisses, dans une position de prière.
            — Ce n’est pas la question, je me dois de vérifier son identité, il est peut-être en fugue ? Je dois transmettre son identité à la police, afin qu’il vérifie. Voyant la tournure que prennent les choses, je me décide :
            — Monsieur, ma mère tenait mes papiers quand je suis monté dans le train, mon billet, ma carte d’identité et même une lettre pour mon oncle. Mais je peux vous donner mon nom. Je m’appelle… Il m’interrompt :
            — Madame, vous avez vu sa mère sur le quai ? Elle hésite un court instant :
            — Oui bien entendu, elle était sur le quai, oui je l’ai vu.
        — OK ! C’est bon pour cette fois, reste bien sagement assis ici jusque Lille, je rencontrerai ton oncle avec toi. Pour être certain que rien ne t’arrive. Je lui adresse un sourire et le remercie :
            — Merci, je ne bougerai pas et vous attendrez.
            — Très bien, je vous souhaite un bon voyage, ajoute-t-il en regardant le couple.
Le silence s’installe. Elle vient de mentir pour m’éviter une amende, elle y pense certainement. Lui doit se demander si elle a vraiment vu ma mère. Cette idée de maladie est un coup de génie. Je réalise que les gens sont vraiment naïfs.

mercredi 26 février 2014

Amazon, premiers pas

La première étape semble logique, il faut vous placer derrière votre clavier et y tapoter pendant des heures. Lorsque vos petits doigts boudinés seront si alertes que vous aurez l'impression d'avoir désormais quatre mains ; l'heure sera venue de penser à publier votre œuvre.
Vous avez certainement pensé à l'édition papier, et j'en ai fait de même. À vrai dire, après de multiples recherches sur le web (blog, sites, vidéos), je me suis rendu compte qu'il s'agit réellement d'un parcours du combattant.
Pour résumer, voici ce qui vous attend:
Impression du livre, mise sous enveloppe, recherche de l'éditeur approprie, envoi.
Attente...
      Attente...
           Attente…
Pas de réponse, pendant ce temps, vous vous morfondez, ou si par chance vous avez une motivation infaillible, vous attaquez l'écriture du second volet.
Deuxième étape, admettons, vous avez ciblé la bonne maison d’édition… On lit votre tapuscrit… C’est déjà une victoire en soi ! Miracle cela plait, loin de vous l’idée de voir votre livre dans un rayon de la librairie du coin, malheureux !
Non il va falloir revoir certains chapitres qui ne plaisent pas… Petite parenthèse, vous n’avez toujours rien signé.
Vous voici donc à rejouer gaiement du clavier, usant du delete, je veux-tu en voilà.
Bref au mieux après quelques semaines, vous renvoyez votre ouvrage tout beau tout neuf, il brille on dirait un camion volé. Devinez ? Eh oui, attente, attente et encore un petit coup.
Rendons grâce au ciel, il adore vos modifications. Alléluia !
Viens donc maintenant le moment de négocier, comment ça, on ne négocie pas ? Mais ! Y’a pas de mais, soyez content que l’on vous édite !
Heu, s’il vous plait monsieur combien d’exemplaires vous allez imprimer ?
Ah, mille, tout de même c’est bien, et combien vous pensez vendre le livre ?
Dix-huit euros, hum sympa ! Et combien je touche par livre vendu ?
Vingt centimes ??? Par chapitre ? Ha non par livre … OK et je pers les droits télé et cinéma…
Très bien merci, monsieur est trop bon.


Enfin, vous pouvez toujours tenter le coup, personnellement, après avoir accouché de mon roman après une gestation digne de celle d’une éléphante, je n’avais pas envie d’attendre.  Correction, relecture, re-correction, me voici enfin devant KDP, entendez Kindle Direct Publishing de Amazon.
Presque tremblant, j’appuie sur ajouter un nouveau titre et me voici parti dans un processus, qui au définitif est très simple. Pas de chose insurmontable, mon fichier téléchargé, je crée ma couverture avec le logiciel intégré.
Je détermine le prix, 70% de rémunération ou 30% ? Voilà une question intéressante.
Imaginez en vendant votre livre 0,99 euros vous toucherez 35 centimes.
Si vous le vendez 2,99 euros, deux euros tomberont dans votre escarcelle !
A vous de faire le bon choix !
Vous gardez vos droits, pouvez retirer votre roman si vous le désirez, le mettre en vente sur d’autres plateformes. Vous gardez même vos droits télé et cinéma, d’accord pas sûr qu’on veuille en faire un film, mais …
Vous voulez le modifier, l’améliorer, changer un chapitre, c’est votre droit.
Bref lorsque vous avez cliqué sur « Entrée », à peine douze heures plus tard votre livre est en vente.

Vous pourrez même vendre une version papier, mais cela fera l’objet d’un autre article.